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mercredi 12 janvier 2011

Triste congé

Silence blogue pour quelques semaines... Ce n'est pas tant la période des fêtes qui m'a gardée loin de mon blogue, c'est surtout la mort de mon papa, emporté par un cancer le 1er décembre.

Mon papa qui a suivi assidûment notre périple en Asie. Qui n'a jamais visité les pays où nous sommes allés, mais qui s'était amusé à faire comme si maman et lui y étaient avec nous. Voici quelques uns des montages-photo qu'il avait réalisé à l'aide de photoshop:

En Birmanie


Au Népal


Maintenant, je suis certaine que de là-haut, il suivra nos prochaines aventures et s'assurera que nous ayons toujours bon vent...

jeudi 14 octobre 2010

Des traces de notre voyage

Shangri-La

En attendant d'avoir le temps d'écrire la suite de nos aventures, voici quelques articles et photos sur notre voyage, publiés ces dernières semaines dans les médias québécois:

Sur le site de L'actualité, un photoreportage sur la ville de Shangri-La: http://www2.lactualite.com/multimedia/photoreportage/shangri-la-le-paradis-du-bout-du-monde/2010-10-06/
et un autre, paru il y a quelques semaines, sur le projet de l'ancien maire de Montréal Pierre Bourque dans la province du Yunnan: http://www2.lactualite.com/multimedia/photoreportage/chine-le-grand-chantier-du-yunnan/2010-08-18/

Aussi, l'article de Marco, qui a rencontré Pierre Bourque en Chine: http://www.lactualite.com/monde/un-enorme-chantier-signe-pierre-bourque

Mon article complet sur Shangri-La à http://www.lactualite.com/monde/et-la-chine-crea-shangri-la.

Aussi, un reportage sur la préparation et la réalisation de notre sabbatique dans le numéro de novembre de Vita, qui vient d'arriver en kiosques.

Enfin, dans le numéro d'octobre du magazine gratuit Espaces (distribué entre autres dans les centres sportifs et les boutiques de plein-air), il y avait un article de Marco sur notre randonnée de cinq jours au Népal (mais il n'est pas sur leur site web).

Nous aimons propager la bonne nouvelle!

samedi 7 août 2010

Voir l'Asie en touk-touk



Parmi les choses qui nous ont étonnées au Cambodge : les guichets automatiques distribuent des dollars US au lieu des riels (la monnaie locale), que l’on obtient, en petites coupures, seulement lorsqu’un commerçant nous rend la monnaie après une transaction. Dans les commerces, même ceux qui sont fréquentés par les «locaux», les prix sont inscrits en dollars US.

*****

Marianne et Émilie en route vers les temples d'Angkor en touk-touk
Et puis, nous avons renoué avec les touk-touks, pour la première fois depuis la Thaïlande (il n’y a pas de touk-touks au Vietnam, et très peu en Birmanie). Mais les touk-touks cambodgiens sont particuliers. En fait, il s’agit de remorques à deux ou quatre places, surmontées d’un toit, attachées derrière une moto, ce qui fait qu’on les appelle aussi «remorks» - alors que les touk-touks sont habituellement des véhicules à trois roues faits d’une seule pièce. Il n’y a pratiquement pas de taxis dans les rues de Phnom Penh, tout le monde prend des «remorks». C’est aussi ce véhicule que nous avons emprunté pour visiter les temples d’Angkor. Il n’y a pas la clim, mais au moins on a du vent (il faisait dans les 40 degrés + l’humidité lors de notre séjour au Cambodge).
 
Il était très amusant d’emprunter de nouveaux moyens de transport, qui changeaient selon les pays. Voici des photos des touk-touks rencontrés à différents endroits. Malheureusement, je n’ai pas de photo des amusantes voitures miniatures à trois roues qui roulaient dans les rues de Shangri-La, dans la province du Yunnan, en Chine. Nous avons aussi constaté que le Népal a banni il y a quelques années les touk-touks des rues de Katmandou. Lors de notre visite précédente, en 2000, nous empruntions ces véhicules noirs décorés d’une ligne jaune, mais ils étaient vraiment très polluants.  

Je ne crois pas que les touk-touks soient des véhicules très sécuritaires, mais ils sont incontournables! 

En Thaïlande:



En Birmanie:



Au Cambodge:



Au Laos:

Émilie en route pour l'hôpital au Laos (détails à venir...)

En Chine:




Bel endroit pour un petit roupillon...

Au Laos
En Chine

dimanche 25 juillet 2010

Apprendre à lire en visitant l’Asie


 Même si Marianne savait déjà lire lorsqu’on a quitté Montréal, il fallait qu’elle s’améliore en lisant le plus possible. En plus du matériel scolaire, des crayons à colorier et de quelques petits jouets, nous avions apporté des livres minces et des revues Pomme d’Api (Oh que c’était lourd, tout ça!). Mais Marianne est vite passée à travers, et ce n’était pas très stimulant de relire les mêmes histoires encore et encore. Dans les premiers pays que nous avons visités (Thaïlande, Népal, Birmanie), il était inutile de chercher des livres pour enfants en français. Mais au Vietnam, à cause de l’histoire coloniale, nous avons trouvé des librairies vendant des livres en français (à Hanoi, sur la rue Trang Tien, près du Centre culturel français, et à Saigon, librairie Fahasa, sur la rue Dong Khoi). Surtout à Saigon, la section française pour enfants était impressionnante. Nous avons fait le plein (même si c’était un peu cher pour notre budget). Puis, à la fin du voyage, à Kunming, en Chine, nous avons trouvé une super librairie (Mandarin Books, dans le quartier de l’université) qui vendait des livres de contes traditionnels chinois traduits en français, avec de superbes illustrations, pour environ 2$ chacun. Nous avons fait des provisions et en avons ramené en cadeau.

Nous avions tenté de visiter la bibliothèque du Centre culturel français à Hanoi, mais c’était fermé en raison de la fête du Têt. Une amie française que nous avons visitée à Phnom Penh nous a suggéré de visiter le Centre culturel français de cette ville. Il y avait une superbe bibliothèque, avec une vaste section pour enfants. On a même pu y voir un film pour enfants en français, un samedi matin. Au Laos, nous avons aussi visité deux Centres culturels français, à Vientiane (où il y avait aussi un café sympa) et à Luang Prabang (tout petit…). Les filles s’en donnaient à cœur joie dans les nouveaux livres. Vive la France (et leur passé colonialiste)!

Nous avons aussi rencontré à Kunming une famille française avec deux enfants, propriétaires d’un café. Nous avons sympathisé, et ils nous on prêté plusieurs livres et des revues J’aime lire que nous avons emportés pendant notre circuit d’un mois dans la province du Yunnan. Ces nouveautés ont été très appréciées par les filles.

Mais ça explique en partie pourquoi il est difficile de voyager léger avec des enfants, même lorsqu'ils n'ont plus besoin de poussette ou de couches...


Bonnes lectures au Centre culturel français de Phnom Penh


L’école itinérante



Marianne était en première année lorsque nous avons quitté Montréal pour entreprendre notre périple en Asie, en octobre 2009. Le programme scolaire et les cahiers d’exercice alourdissaient nos sacs à dos, mais étaient indispensables pour que notre fille poursuive son apprentissage scolaire, avec nous, ses parents, comme profs.

Nous avons de la chance : notre grande fille avait déjà appris à lire en maternelle et était un peu en avance sur son groupe en lecture, nous a dit son enseignant au moment du départ (ceci dit avec une grosse pointe de fierté maternelle). Mais il fallait tout de même bosser les maths, étoffer son vocabulaire et ne pas perdre l’habitude de faire les travaux scolaires régulièrement.

Jouer aux profs sur la route n’est pas de tout repos. Nous n’avons pas la même relation d’autorité avec notre propre enfant que peut l’avoir un enseignant. Nous ne maîtrisons pas non plus les techniques pédagogiques. Mais surtout, en voyage, notre emploi du temps change continuellement et nous n’avons pas de routine dans laquelle insérer la période des travaux scolaires. Marianne passait donc régulièrement plusieurs jours sans ouvrir ses cahiers, lorsque nous étions en déplacement ou en randonnée. En moyenne, j’évalue qu’elle travaillait trois ou quatre heures par semaine. Il y a eu quelques périodes difficiles au cours desquelles il fallait hausser le ton pour la convaincre de se concentrer sur ses devoirs. Pourquoi rester assise à se creuser les méninges quand il y a la plage à côté, ou des amis avec qui jouer, ou des montagnes à explorer? Pendant la deuxième moitié du voyage, heureusement, Marianne a compris qu’elle n’y échapperait pas et qu’il valait mieux se concentrer pour finir les devoirs au plus vite, pour ensuite aller s’amuser.   

Pour nous aider, nous avons eu la chance d’avoir le soutien du prof de Marianne, Claude Martel, au programme international de l’école Saint-Barthélemy. Il nous a donné du matériel avant le départ et nous étions en contact avec lui tout au cours du voyage. Marianne a même parlé à ses amis de la classe à quelques reprises avec Skype. La faible puissance des connexions Internet nous a cependant empêché de «Skyper» aussi souvent que nous l’aurions voulu. Nous avons répondu à quelques questions de ses amis de la classe par courriel et avons envoyé des photos à quelques reprises.

S’il avait fallu faire la classe à nos deux filles, ça aurait compliqué les choses. Émilie, 4 ans, voulait elle aussi faire des «devoirs», en voyant sa grande sœur occupée à des choses sérieuses. Comme «devoirs», elle a appris à tracer les lettres et les chiffres et a fait des petits jeux dans ses cahiers d’activités.

Marianne est retournée à l’école pour les six derniers jours de classe, en juin. Son prof a pu vérifier qu’elle n’avait pas pris de retard sur les autres élèves. En fait, il semble qu’elle ait plutôt pris de l’avance : sans le savoir, nous lui avons fait faire des exercices de 2e année! Il y aura peut-être tout de même quelques petits ajustements à faire l’an prochain, pour des sujets sur lesquels nous serons passés un peu trop rapidement.

Mais même si elle avait pris un peu de retard, je suis convaincue que le voyage a été pour Marianne – et pour Émilie! – une expérience infiniment plus riche qu’une année en classe (ceci dit même si je crois en l’importance de l’école…). Ce qu’elles ont appris va leur servir toute leur vie. Elles ont découvert d’autres façons de vivre, d’autres façons de penser, d’autres façons de manger, d’autres façons de se déplacer. Elles ont appris sur la géographie, l’histoire, la politique, l’art, les religions. Elles ont rencontré des gens de toutes les couleurs. Et surtout, j’espère qu’elles ont réalisé à quel point elles étaient privilégiées par rapport à tous ces gens pauvres et peu éduqués que l’on a croisés. 

Pas drôle quand les devoirs nous suivent en voyage...

En Birmanie (Lac Inle)

Au Népal (Pokhara)

Au Vietnam (Paradise Resort)

En Thaïlande (Ko Chang - encore plus difficile quand la plage est à deux pas...)

Au Laos (Luang Prabang - devoirs avec vue sur le Mekong)



jeudi 24 juin 2010

Le sac à dos de fille


J'étais dans un grand magasin chic de Saigon, devant un comptoir de cosmétiques, avec dans la main un petit pot de crème à 60$, à me demander: vais-je vraiment payer l'équivalent de trois nuits d'hôtel pour un pot de ma crème de jour?

Avant d'aller plus loin, un avertissement: les lecteurs masculins trouveront peut-être ce texte futile et inintéressant. Il traite des vicissitudes du voyage sac au dos, avec un petit budget, pour une femme. Il évoque la difficulté de se contenter d'une garde-robe TRÈS restreinte pendant huit mois et de ne pouvoir compter sur nos petits pots de concoctions odorantes pour nous remonter le moral après une dure journée. Rien pour intéresser les hommes... Mais je sais que les lectrices vont comprendre et compatir avec moi.

J'ai limité mes effets personnels au maximum pour ce voyage. Quand on doit traîner une trousse à pharmacie de la grosseur d'une caisse de 12, des manuels scolaires, livres pour enfants, cahiers à colorier et autres crayons de couleurs qui font une pile de 10 centimètres de haut, un ordi, trois caméras et un sac plein de fils et de chargeurs, plus les vêtements et chaussures essentiels pour quatre personnes (chaussures de marche, de ville, sandales, impers, polars, etc.) dans deux sacs à dos et une petite valise de cabine, il ne reste pas beaucoup de place pour la coquetterie. (Et j'en oublie: un moustiquaire de lit, un jeu de Uno, des serviettes de voyage, des lampes de poche, une corde à linge, etc.). Ça ne laisse pas non plus beaucoup de place pour les souvenirs, ce qui explique que nous avons renvoyé à Montréal par la poste cinq colis, plus un gros sac parti avec ma belle-soeur, venue passer les vacances de Noël avec nous en Thaïlande.

Au départ, j'avais dans mon sac deux robes, deux pantalons, deux jupes, cinq hauts, une chemise, plus des vêtements chauds dont nous avons eu besoin au Népal, dans le nord du Vietnam et dans le nord du Yunnan, en Chine. En bonne voyageuse, je n'avais pas apporté de jeans: c'est lourd, ça se lave difficilement à la main, ça prend une éternité à sécher... Puis, à Katmandou, alors qu'il faisait entre 10 et 15 degrés, je n'en pouvais plus de me promener en ville en pantalons de plein air. Alors je me suis achetée des jeans népalais (que j'ai ensuite renvoyés dans un colis lorsqu'il s'est mis à faire 40 degrés, dans le sud du Vietnam). Je me suis acheté d'autres nouveaux vêtements en cours de route, mais en ai renvoyé la même quantité à Montréal (tout comme Marco et les filles). Au moins, il y a eu une certaine rotation, on n'a pas eu la même chose sur le dos pendant tout le voyage...

Pour les produits de beauté, j'ai apporté des petits formats que je remplace en cours de route – je ne suis pas une SI grande consommatrice de produits de beauté, tout de même. Mais j'avais apporté un gros pot de ma crème hydratante avec écran solaire, celle à qui je fais confiance depuis des années pour protéger ma peau de rousse. Elle a quand même duré six mois – et elle aurait fait plus longtemps si mon chum n'en avait pas utilisé en cachette... Mais une fois arrivée au fond du pot, j'ai évalué les options: faire exploser le budget en rachetant la même crème, ou trouver une alternative. Le problème, c'est que dans toute l'Asie, la majorité des crèmes hydratantes – surtout les moins chères - contiennent des agents de blanchiment. J'avais fait un texte à ce sujet en Thaïlande pour Protégez-Vous ; c'est la même chose au Vietnam, où les gens ont pourtant la peau beaucoup plus claire. Je ne veux pas de crème qui blanchit la peau. Dans le supermarché où j'ai d'abord cherché, il n'y avait pas une seule crème sans produit blanchissant. Alors, ne me restait plus qu'à acheter la crème à 60$? Non, j'ai résisté, et après bien des recherches, me suis rabattue sur une lotion solaire pour le visage, à 8$.

De toute façon, pas nécessaire de dépenser une fortune en cosmétiques: ma peau n'a jamais été aussi belle que pendant ce voyage. Est-ce que le stress du 9 à 5 et le froid de Montréal étaient particulièrement mauvais pour ma peau? Ou est-ce que, en voyage, la chaleur et l'absence d'horaire ont un effet bénéfique? On verra au retour si j'ai encore besoin de crème à 60$ - et surtout si j'ai encore les moyens de me la payer...  

Des activités bonnes pour le teint:


Vélo dans les rizières à Tam Coc, au Vietnam


Sieste sur une jonque dans la baie d'Along


Château de sable à Paradise Resort, dans le sud du Vietnam


Kayak de mer à Paradise Resort

mercredi 16 juin 2010

Retour dans la vraie vie!

J'écris ce «post» depuis Montréal, où nous sommes revenus depuis cinq jours. Eh oui, le voyage est fini! Comme j'avais pris du retard dans mes récits, je continuerai toutefois d'alimenter le blogue pour raconter la suite et la fin de notre aventure. Ça me gardera la tête en Asie, et évitera peut-être que le choc du retour soit trop brutal...

Nous ne sommes pas tout a fait revenus à la normale, puisque nous n'avons pas réintégré notre maison: nos locataires sont encore là pour deux semaines. Nous habitons chez une amie qui nous prête son appartement en son absence. C'était le prix à payer pour louer notre maison pour toute la période de notre voyage, ce qui nous a assuré des rentrées d'argent régulières pour payer les dépenses de notre résidence.

Voici mes premières réactions post-atterissage:

Je suis heureuse de retrouver:
-Ma famille;
-Mes amis;
-Ma rue et mes voisins;
-Le sirop d'érable;
-Le vin;
-Baguette et bon fromage;
-Le lait;
-Les céréales au déjeuner;
-Ma machine à pop corn;
-Un lit confortable (même si ce n'est pas encore le mien...);
-Montréal!: la propreté, la verdure, le civisme, la tranquillité, la circulation facile et sécuritaire (j'étais la première à chiâler contre le manque de civisme et contre les fous du volant, et je trouve certains coins de la ville trop bétonnés, mais tout est relatif... Après ce que j'ai vu et vécu en Asie, ma ville me fait l'effet d'un oasis de calme, et les Montréalais semblent à mes yeux des maîtres de l'art du savoir-vivre.)
-Mon vélo;
-Jean Coutu (pas mon habitude de faire de la pub, mais c'est vrai!);
-Ma garde-robe;
-Les gardiennes d'enfants.

Maintenant que le voyage est terminé, ce qui va me manquer:
-Être avec mes filles 24h/24, 7 jours/7;
-L'absence d'horaire, la possibilité de faire ce qu'on veut quand on en a envie, et d'aller où l'on veut;
-L'absence de routine;
-Les découvertes, la nouveauté à chaque jour;
-Les rencontres de gens de tous horizons;
-Les paysages magnifiques;
-Les nouvelles odeurs, nouvelles saveurs, nouvelles musiques, nouvelles langues;
-L'art, la beauté dans les bâtiments, les vêtements traditionnels, les objets usuels;
-La plage;
-La vie pas chère (notamment les massages à 5 ou 10$);
-Ne pas avoir à faire de ménage.


Ce qui ne me manquera pas:
-Être avec mes filles 24h/24, 7 jours/7;
-Paqueter et transporter les sacs à dos;
-La plomberie qui fuit et les salles de bain mouillées (because l'absence de rideau de douche);
-Les pannes d'électricité et les pannes d'eau chaude;
-Ne rien comprendre à ce que disent les gens autour de moi;
-Voir des enfants pauvres;
-Les crachats;
-La circulation chaotique et dangereuse;
-Manger tous les jours au resto.

Vous remarquez que le même point revient dans les sections «Ce qui va me manquer» et «Ce qui ne manquera pas». Ce n'est pas une erreur. Côtoyer nos enfants en permanence est à la fois la chose la plus magnifique et la plus difficile, dans un voyage comme le nôtre. J'estime que Marianne et Émilie sont des enfants plutôt sages et faciles à vivre, mais notre patience à souvent été mise à rude épreuve. Par contre, ces mois de découvertes partagées nous ont rapprochés de façon incroyable. J'en reparlerai plus longuement...

Le voyage se poursuit sur Les baguettes en l'air!

vendredi 28 mai 2010

Les déboires de la nomade au petit budget

Ça fait plus de sept mois qu'on voyage. C'est super, on a de la chance, je le sais. Oui, j'apprécie beaucoup. Mais je l'avoue: y a des moments, des jours complets même, où je paierais cher pour revenir chez moi, dans mes affaires, où tout est simple et prévisible. Si vous pensez que c'est toujours facile, détrompez-vous! À toutes les semaines environ, on débarque dans une nouvelle ville qu'on ne connaît pas, on doit trouver où dormir, où manger. Quand on change de pays, c'est: nouvelle monnaie, nouveaux prix, nouvelle langue, nouvelle bouffe... Notre budget ne nous permet pas de dormir dans des palaces. Les hôtels 5 étoiles, on ne connaît pas ça; on descend plutôt dans des 0 étoile ou moins... Ce qui fait que nous sommes souvent confrontés à des désagréments. Et ça donne lieu à quelques jurons, quand, par exemple:

-Les vêtements reviennent du lavage et il manque ENCORE des petites culottes;

-Les vêtements reviennent du lavage, toutes les petites culottes sont là, mais... les taches aussi;

-Je lave des vêtements dans la chambre d'hôtel, mais ils ne sèchent pas parce que c'est trop humide (au Népal);

-Je tourne l'interrupteur et... rien, ENCORE une panne d'électricité;

-Je tourne le robinet d'eau chaude et c'est de l'eau froide qui coule;

-Je tourne le robinet, et l'eau me coule sur les pieds (et je ne suis pas dans la douche, mais devant le lavabo!);

-Je me casse ENCORE un ongle en paquetant les sacs à dos;

-Je dois faire le tour du quartier ( le vieux Hanoi ) pendant deux heures pour trouver trois choses – des tampons, des ciseaux pour enfants et de la crème solaire – parce que je ne connais pas les magasins (dire que ça m'aurait pris une minute et demi chez Jean Coutu...);

-Je me fais vendre de la crème solaire douteuse pour un prix astronomique dans un obscur magasin, pour me rendre compte plus tard que le tube est à moitié vide;

-Je dois magasiner des ciseaux pour enfants parce que Marianne a laissé les siens dans son sac à dos lorsque nous avons pris l'avion en Birmanie et qu'ils ont été confisqués par la sécurité – des ciseaux à bouts ronds!;

-On trouve le moyen de perdre l'une de nos peu nombreuses possessions dans une chambre grande comme un mouchoir de poche;

-On doit s'installer dans une chambre grande comme un mouchoir de poche parce qu'on n'a rien trouvé de plus grand à un prix abordable, et là on sacre parce qu'on se pile sur les pieds;

-On est OBLIGÉS de manger au restaurant même si on n'a pas le goût de sortir;

-Il y a une panne d'électricité, il fait 40 degrés, on suffoque dans la chambre sans clim mais on ne peut pas ouvrir les fenêtres parce que les lits n'ont pas de moustiquaire (au Cambodge);

-Je cherche le silence et ne le trouve nulle part;

-J'ai le goût de manger une poutine;

-J'ai mes lunettes soleil sur le nez et un vendeur de lunettes me harcèle pour que j'achète des lunettes;

-Une vendeuse d'eau me harcèle pour que j'achète une bouteille d'eau, je lui répond que je n'en ai pas besoin et elle me répond «Why not?» en continuant de me suivre pendant 100 mètres;

-Je suis incapable de prononcer le nom de la rue où j'habite, parce qu'il comporte trop de consonnes et pas assez de voyelles;

-Au restaurant de notre hôtel, personne ne parle anglais, il n'y a pas de menu en anglais, et même en regardant les photos, on de comprend pas ce qui est offert (en Chine);

-Je suis malade et je ne comprend rien au médicament avec un tigre sur la boîte que la pharmacienne me vend (en Chine) (Est-ce cela qui m'a rendue encore PLUS malade? Je ne le saurai jamais...);

-Je dois utiliser des toilettes publiques immondes, qui n'ont visiblement pas été nettoyées depuis des semaines (en Chine);

-Les voisins de la chambre à côté font le party, le lit est trop dur, et j'attrape un torticolis parce que l'oreiller est trop gros (Ah! Que j'ai hâte de retrouver mon lit!).

Je sais, il y a des problèmes pires que les miens, surtout dans les pays que l'on visite. Je suis d'ailleurs régulièrement secouée quand je vois des enfants travailler ou mendier. Et je ne devrais pas me formaliser de problèmes de plomberie quand je voyage dans des pays où la moitié de la population n'a pas l'eau courante, ni de toilettes, parfois même pas l'électricité. Je me plains le ventre plein. (Mais l'Asie a vraiment un besoin criant de plombier, ou bien seulement de quelqu'un qui pourrait leur donner le truc du tuyau en «U» sous le lavabo, qui empêche les mauvaises odeurs de remonter...)

En plus, je devrais me compter chanceuse: nous n'avons presque pas vu de bibittes dans nos chambres, en huit mois de voyage. Seulement trois fois des coquerelles (au Vietnam et au Laos). La rencontre la plus désagréable fut celle avec un scorpion, dans la salle de bain de notre bungalow de bambou, au bord de la mer en Thaïlande. Il était trois heures du matin, il n'y avait pas d'électricité, j'étais nus-pieds et je n'avais pas mes lunettes. Mon chum s'est levé en catastrophe en entendant mes cris pour venir lui régler son cas...

Mais bon, j'ai bien le droit de chiâler un peu sur ma condition de nomade au budget restreint... Ça me fait du bien et me permet de laisser sortir la vapeur!

Pas toujours de tout repos la vie sur la route...

Heureusement, on se paie parfois des petits luxes, comme cet après-midi à la piscine d'un hôtel 5 étoiles, au Vietnam, sur les rives du Mékong.


mardi 11 mai 2010

La guerre expliquée aux enfants


Marianne, Émilie et moi dans un abri anti-bombes


Un cimetière de guerre, comme on en voit des centaines au Vietnam le long de routes
 
Au Vietnam, les traces de la guerre sont partout. Les gens semblent avoir oublié, mais le gouvernement communiste se fait un devoir de rappeler à quel point les méchants impérialistes américains ont fait souffrir le pays. Et c'est vrai qu'il a souffert, ce pays. Nulle part n'est-ce plus évident qu'à My Lai (ou Son My). Là, un memorial et un musée rappellent que les troupes américaines ont massacré 500 civils en une journée. On a recréé les ruines des maisons incendiées par les soldats, ainsi que les abris anti-bombes où les habitants tentaient de se cacher. Sur des plaques de cuivre sont indiqués le nom et l'âge des victimes tuées à cet endroit. La plupart sont des enfants et des personnes âgées.

Marianne devant une affiche indiquant le nom et l'âge des personnes tuées à cet endroit

Mais le plus frappant, ce sont les photos. Ce jour-là, un photographe de l'armée suivait les soldats et a tout capté sur pellicule. C'est horrible et fascinant. On voit les soldats mettre le feu aux maisons, on voit des paysans avec un fusil sur la tempe, jnuste avat que le soldat n'appuie sur la gâchette, on voit les cadavres des femmes et des enfants mutilés et, pire que tout, on voit les soldats se reposer à la fin de la journée en fumant une cigarette... (Voir le blogue de Marco à ce sujet: http://www.ruefrontenac.com/marcofortier/21108-my-lai-horreur).



La guerre, c'est toujours horrible et toujours difficile à expliquer à des enfants; imaginez quand, en plus, ont leur dit que des bébés sans défense ont été tués... Je suis plutôt partisane de dire la vérité à mes filles, de ne pas enjoliver la réalité, d'expliquer les choses comme elles sont (même si on croit encore au Père Noël et à la Fée des dents...). Mais là, on n'est pas entrés dans les détails, et on les a empêchées de voir les photos les plus crues (que je ne publie pas ici non plus). À l'aide de la maquette de la région, on leur a expliqué ce qui s'était passé. Et elles ont posé beaucoup de questions. Nous-mêmes ne pouvions arrêter de nous demander: Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?


Marianne et Émilie devant la liste des noms des 500 victimes des soldats américains à My Lai

Les filles devant un hélicoptère de l'armée, au musée de la guerre de Saigon

Même chose à Phnom Penh, où nous avons visité les Killing Fields ainsi que la prison de Tuol Sleng, où les Khmers rouges interrogeaient et torturaient leurs supposés opposants. Ce régime était d'une cruauté sans nom. Leur idéologie, c'était de la folie pure. Ils ont tué 2 millions de leurs concitoyens en quatre années de pouvoir. Comment expliquer aux filles que cet arbre, c'est celui sur lequel les Khmers rouges frappaient les enfants, en les tenant par les pieds, pour les tuer? Elles ont vu les amoncellements de cranes dans le memorial, et on leur a expliqué que c'était ceux des victimes d'une guerre menée par un gouvernement contre ses propres gens. Elles ont remarqué, dans la pile de vêtements des victimes, la petite blouse de fillette avec des papillons, et la trouvaient très jolie. « La petite fille qui avait cette blouse, est-ce qu'elle est morte? », ont-elles demandé...

L'arbre à tuer les petits enfants...

Les crânes des victimes des Khmers rouges, exécutés aux Killing Fields, sont exposés dans un memorial

Mais ce qui était encore plus émouvant, c'était les milliers de photos exposées dans la prison de Tuol Sleng, le centre de torture des Khmers rouges. Des photos des victimes, mortes ou vivantes, de ces fous sanguinaires. Une pièce entière montrait des photos d'enfants, parfois des bébés, tous assassinés, probablement la tête fracassée contre un arbre, puisqu'il fallait économiser les munitions... Comment expliquer cela, quand nous-mêmes on se demande: Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Une chambre de torture à la prison de Tuol Sleng

Qu'avaient fait ces enfants pour se retrouver dans le centre de torture des Khmers rouges?



Après avoir regardé quelques photos, Émilie et Marianne on préféré aller jouer dans la petite cour, en se servant des fleurs de frangipanier pour faire des chapeaux à leurs figurines Pet shop. Les filles ont posé bien des questions, et elles nous en sortent parfois encore, mais elles n'ont pas semblé traumatisées par leurs visites. Je crois qu'elles comprennent un message simple: la guerre c'est mauvais, c'est laid, et les humains sont capables de commettre les pires horreurs. C'est bon de le savoir, mais je suis certaine que ça ne les empêchera pas de voir tout ce que les humains peuvent faire de beau et de bon.

Les filles ont joué avec leurs Pet shop et avec des fleurs de frangipanier pendant que l'on visitait Tuol Sleng

Affiche à Tuol Sleng. Non, nous n'avons pas envie de rire...

dimanche 2 mai 2010

L'Asie en mille et une questions

Nous étions à Hanoi, au moment du dodo, dans notre chambre d'hôtel, lorsque Marianne nous en a sorti une bonne: « Depuis qu'on est en voyage, on dirait que j'ai une maladie qui fait que je pose trop de questions. » On a bien ri, et on lui a répondu, bien sûr, que ce n'était pas une maladie de poser des questions. Au contraire, c'est un signe de santé intellectuelle. Et en voyage, c'est normal de poser des questions, puisqu'on est confrontés continuellement à du nouveau.

Mais pour les parents, c'est un défi de trouver réponses à toutes ces questions. On fait de notre mieux, on fouille dans nos guides de voyages, parfois sur Internet, on se renseigne auprès des gens du pays. Voici un aperçu du genre de questions que nous posent Marianne et Émilie depuis le début du voyage:
-Pourquoi les gens parlent des langues différentes dans différents pays?
-Pourquoi ce n'est pas le même argent d'un pays à l'autre?
-Pourquoi on n'est pas à la même heure que Montréal?
-À quoi ça sert, les temples? Pourquoi les gens font brûler de l'encens et donnent des cadeaux à une statue de bouddha?
-Pourquoi les femmes travaillent plus que les hommes en Asie?
(J'ai été tentée de dire que c'est pareil partout dans le monde, mais je me suis retenue... C'est vrai qu'en Asie, et en Birmanie en particulier, où cette question a été posée, c'est très flagrant.)
-Pourquoi les gens jettent leurs déchets par terre?
-Pourquoi il y a des gens pauvres et des gens riches?
-Comment on fait pour gagner de l'argent quand on travaille?
-Pourquoi il y a des enfants qui travaillent et qui ne vont pas à l'école?
-Pourquoi il y a la guerre ? Qui décide de faire la guerre? Est-ce qu'il y a des enfants qui meurent pendant la guerre? (Questions qui ont surgi au Vietnam, évidemment).
-Pourquoi la mer est-elle salée? Pourquoi il y a des vagues sur la mer?
-Pourquoi il y a une saison sèche et une saison des pluies?
-Pourquoi il ne neige pas, ici? Pourquoi il fait plus chaud que chez nous?
-Pourquoi il y a plus de motos ici qu'à Montréal?
-Comment ça fait un avion pour voler?
-Pourquoi les gens veulent toujours nous toucher?

Que ceux qui ont réponses à toutes ces questions lèvent la main! Pas facile, hein? On a affaire à se creuser les méninges... Mais on est tellement contents quand nos filles nous sortent de «bonnes» questions comme celles-là. Ça nous montre que, tous les jours, elles observent ce qui se passe autour d'elles, elles réfléchissent, elles analysent. Et elles apprennent une quantité phénoménale de choses: que le riz pousse dans les rizières, que les poulets et les porcs, avant de se retrouver dans notre assiette, sont de vrais animaux, que les gens se déplacent dans toutes sortes de véhicules, quel leurs maisons, contrairement aux nôtres, ne débordent pas de biens, qu'il y a de bons gouvernements et de moins bons (elles comprennent déjà les rudiments de la démocratie), que les gens ne sont pas libres partout de dire ce qu'ils pensent, que nous vivons dans un confort incroyable comparativement à la majorité des gens... Je crois que tous ces apprentissages devraient leur servir pour le reste de leur vie.

jeudi 22 avril 2010

Bonnes nouvelles années!

Au cours d'un voyage comme le nôtre, il se produit des phénomènes étranges. Par exemple, nous venons de vivre notre 3e Nouvel an en quelques mois! Comment cela est-il possible?


HAPPY NEW YEAR!

Le 1er janvier, en Thaïlande, nous avons célébré le Nouvel an du calendrier grégorien. Nous étions sur l'île de Ko Lanta en compagnie de Chantal, la soeur de Marco, de son mari Éric et de leur fille Éloïse. C'est un endroit très touristique, il y avait donc des célébrations pour le Nouvel an des touristes: feux d'artifices et envolées de lanternes de papier au-dessus de la mer. Nous avons fêté avec un bon repas de fruits de mer sur la plage et du bon vin. Mais les Thaïlandais ne célébraient pas leur Nouvel an à eux à ce moment.


L'arrivée de la nouvelle année soulignée dans le sable en lettres de feu pour les touristes


Marianne et Émilie, entourant leur cousine Éloïse, se préparent à larguer une lanterne de papier au-dessus de la mer pour souligner la nouvelle année. Moi, j'en ai profité pour réfléchir à l'année qui vient de se terminer, qui a amené son lot d'événements dramatiques dans ma vie... Mais qui s'est terminée de façon exceptionnelle, par la réalisation d'un rêve.



CHUC MUNG NAM MOI!

Le 14 février, nous avons célébré la Fête du Têt, le Nouvel an vietnamien – la même date que le Nouvel an chinois. Le Vietnam entrait dans l'année 2552, l'année du Tigre. Nous étions à Tam Coc, un village situé au sud d'Hanoi, qui est visité pour sa magnifique rivière: elle sillonne des rizières semées de formations karstiques, puis s'engouffre des dans grottes, que nous pouvons visiter dans de petites barques. Marco a fait un post là-dessus sur son blogue . La plupart des touristes ne viennent qu'une journée à Tam Coc, sans y dormir. Nous, nous sommes restés une semaine dans ce charmant endroit, et avons logé à la non moins charmante pension Chez Loan.




Loan est une jeune femme hyper sympathique, mère de deux enfants, qui parle un français chantant. Elle était brodeuse et rameuse pour les barques de touristes. Elle a débuté des cours de français à Hanoi il y a deux ans, tout en continuant de travailler. Et elle a réussi à ouvrir sa petite pension l'an dernier avec l'aide de membres de sa famille installés en France. Remarquable ce qu'elle a fait en peu de temps. Sa pension est devenue la coqueluche des forums de voyageurs en France.


Loan et sa fille Camille viennent de remettre de jolies images brodées à Émilie et Marianne, comme cadeaux de la Fête du Têt




Les premières journées de la fête du Têt se célèbrent en famille restreinte et ont surtout pour but de rendre hommage aux ancêtres. Nous ne pouvons donc pas dire que nous avons vraiment participé aux célébrations. Mais nous avons tout de même eu droit à quelques verres d'alcool de riz – il faut faire cul-sec, évidemment, ou 100%, comme disent les Vietnamiens – et à la dégustation de quelques sucreries préparées pour l'occasion. Les filles ont eu la chance en plus de partir à moto avec Loan et sa fille de 9 ans, Camille, pour un après-midi de visites familiales. Les célébrations du Têt durent plusieurs jours, au cours desquels les gens boivent et mangent à profusion. En fait, c'est comme Noël, le Jour de l'an et l'anniversaire de chacun célébrés en même temps, puisque c'est à cette occasion que tous les Vietnamiens changent d'âge (c'est pourquoi il règne une certaine confusion lorsque l'on de demande l'âge des enfants, pour comparer à celui de nos filles).



Les gens s'adonnent à toutes sortes de rites superstitieux, comme par exemple brûler des copies de billets de banque pour s'attirer la bonne fortune. Ils doivent aussi soigneusement choisir la première personne qui entrera dans leur maison au Jour de l'an: elle doit avoir le bon signe astrologique, avoir un comportement exemplaire et avoir réussi dans la vie, pour apporter la chance à la famille pour l'année à venir. Les routes étaient ultra-achalandées juste avant la fête, puisque les Vietnamiens se rendaient dans leurs familles pour fêter.


Cette femme brûle de faux billets de banque dans la rue pour attirer la bonne fortune pour la nouvelle année.



Ce jeune garçon installe des drapeaux de la fête du Têt dans on village.          Décorations à vendre à Hanoi.


Cet arbre est un kumquat, qui donne de petits fruits semblables à des clémentines. C'est l'«arbre de Noël» des Vietnamiens, qui l'installent dans leur maison pour le jour de l'an. 



SUR SDEI CHHNAM THMEI!

Enfin, le 14 avril, nous avons vécu notre 3e Nouvel an, au Cambodge, où la fête s'appelle Chaul Chhnam. D'autres pays que nous avons visité fêtaient aussi l'arrivée de leur nouvelle année à cette date: la Thaïlande (Songkran), la Birmanie (Thingyan), le Laos (Pii mai) et le Népal (Navavarsha). En Thaïlande et au Laos, les gens célèbrent en s'aspergeant de seaux d'eau dans les rues; sympathique, puisque nous sommes ici à la période la plus chaude de l'année. Mais au Cambodge, même si nous aurions bien voulu nous faire rafraîchir, nous n'avons rien vu de tel. Il y avait beaucoup d'activités dans les pagodes, où les gens se rendaient prier en grand nombre. Et à notre hôtel – super sympa, le Golden Banana, un endroit qui s'annonce comme étant «gay friendly», ahahah! - il y a eu un party organisé avec les employés, avec des jeux comme une pinata, une course de poches, attraper des pommes dans un bassin d'eau, etc. Et le fun consistait à s'asperger de poudre de talc.
Puisque nous avons célébré trois fois le Nouvel an et que nous avons reçu tellement de voeux de bonne année, est-ce que ça signifie que notre année sera trois fois meilleure? En tout cas, c'est bien parti!






























(Pardonnez l'étrange mise en page, ce &!;%?*@# de site vient de changer ses paramètres, et il n'y a plus moyen de mettre les images où l'on veut.)