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samedi 7 août 2010

Voir l'Asie en touk-touk



Parmi les choses qui nous ont étonnées au Cambodge : les guichets automatiques distribuent des dollars US au lieu des riels (la monnaie locale), que l’on obtient, en petites coupures, seulement lorsqu’un commerçant nous rend la monnaie après une transaction. Dans les commerces, même ceux qui sont fréquentés par les «locaux», les prix sont inscrits en dollars US.

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Marianne et Émilie en route vers les temples d'Angkor en touk-touk
Et puis, nous avons renoué avec les touk-touks, pour la première fois depuis la Thaïlande (il n’y a pas de touk-touks au Vietnam, et très peu en Birmanie). Mais les touk-touks cambodgiens sont particuliers. En fait, il s’agit de remorques à deux ou quatre places, surmontées d’un toit, attachées derrière une moto, ce qui fait qu’on les appelle aussi «remorks» - alors que les touk-touks sont habituellement des véhicules à trois roues faits d’une seule pièce. Il n’y a pratiquement pas de taxis dans les rues de Phnom Penh, tout le monde prend des «remorks». C’est aussi ce véhicule que nous avons emprunté pour visiter les temples d’Angkor. Il n’y a pas la clim, mais au moins on a du vent (il faisait dans les 40 degrés + l’humidité lors de notre séjour au Cambodge).
 
Il était très amusant d’emprunter de nouveaux moyens de transport, qui changeaient selon les pays. Voici des photos des touk-touks rencontrés à différents endroits. Malheureusement, je n’ai pas de photo des amusantes voitures miniatures à trois roues qui roulaient dans les rues de Shangri-La, dans la province du Yunnan, en Chine. Nous avons aussi constaté que le Népal a banni il y a quelques années les touk-touks des rues de Katmandou. Lors de notre visite précédente, en 2000, nous empruntions ces véhicules noirs décorés d’une ligne jaune, mais ils étaient vraiment très polluants.  

Je ne crois pas que les touk-touks soient des véhicules très sécuritaires, mais ils sont incontournables! 

En Thaïlande:



En Birmanie:



Au Cambodge:



Au Laos:

Émilie en route pour l'hôpital au Laos (détails à venir...)

En Chine:




Bel endroit pour un petit roupillon...

Au Laos
En Chine

mercredi 4 août 2010

L'héritage des Khmers rouges

Crânes de victimes des Khmers rouges au memorial des Killing Fields, près de Phnom Penh


Nous ne sommes restés que dix jours au Cambodge ( de tout ce voyage, notre séjour le plus court dans un pays ). Je ne peux donc pas prétendre bien connaître ce pays, surtout que nous avons eu peu de contacts avec des Cambodgiens, outre des employés d’hôtels, de restos et des chauffeurs de taxi. Nous savions que nous visitions un pays durement éprouvé par des décennies d’hostilités, et que les Khmers rouges, en mettant fin à la guerre et en boutant les étrangers hors de leurs frontières, avaient plongé le Cambodge dans un cauchemar encore plus effroyable que tout ce que les habitants du pays avaient enduré auparavant.

Quatre mois (déjà!) après y être passée, je suis en train de lire un livre fascinant sur l’histoire du Cambodge, qui tente d’expliquer comment les Khmers rouges ont réussi à prendre le pouvoir et à imposer leur «révolution» communiste à leurs concitoyens, avec comme «dommage collatéral» l’élimination de 25% de la population du pays (deux millions de personnes!!!). Si ça vous intéresse, le livre a pour titre When The War Was Over, écrit par Elizabeth Becker, du Washington Post, l’une des seules journalistes occidentales à être restée au Cambodge lorsque les Khmers rouges ont pris le pouvoir. (Intéressant : l’histoire raconte les événements du point de vue d’un banquier cambodgien ayant étudié à l’Université Laval et à McGill dans les années 60).

On y apprend qu’à leur arrivée, en 1975, les communistes radicaux ont littéralement vidé la capitale, Phnom Penh, en 24 heures (tout de même deux millions d’habitants à l’époque). Tous les citadins, incluant les 20 000 malades des hôpitaux, ont été envoyés, à pied, dans les campagnes, pour cultiver la terre – le but des Khmers rouges était l'autosuffisance alimentaire du Cambodge. Les élites, les opposants, les intellectuels, ou ceux qui étaient soupçonnés de l’être, ont été éliminés sans autre forme de procès. Les communistes ont fermé tous les commerces et les écoles, aboli toutes les lois, l’argent (!), la propriété privée, les droits individuels, la religion, les loisirs, et même la famille – les paysans étaient organisés en «coopératives» et les enfants séparés des parents. La lecture et l’écriture étaient interdits, tout comme les bijoux; les paysans ne devaient porter que le «pyjama» noir prescrit par les nouveaux dictateurs. Les leaders communistes arrangeaient les mariages, décidaient qui aurait droit à des médicaments et combien de riz serait distribué (du riz et rien d’autres…). Toutes les nuits, dans les coopératives, des gens disparaissaient sans que personne ne sache pourquoi, et ce qui leur arrivait (dans la plupart des cas, ils étaient exterminés). Et ça a duré quatre ans, avant que les Vietnamiens, les ennemis jurés des Cambodgiens, ne viennent mettre fin à la folie sanglante de Pol Pot et de ses troupes.

Lorsque nous avons visité la prison de Tuol Sleng – le centre de torture des Khmers rouges – et les Killing Fields, près de Phnom Penh, nous étions estomaqués d'apprendre l'ampleur de la violence à laquelle les Cambodgiens ont été soumis. (lire à ce sujet un texte précédent, La guerre expliquee aux enfants ) La plupart des gens de plus de 40 ans ont vécu cette violence et ce climat de terreur. Ils ont à peu près tous perdu des membres de leur famille dans cette période trouble. Ils ne semblent pas avoir tourné la page…

Les Khmers rouges ont été chassés du pouvoir en 1979, mais ont combattu dans le maquis pendant toutes les années 80, ce qui a continué de miner le pays (dans tous les sens du terme…). Une foule d’étrangers se sont portés volontaires pour aider à remettre le pays sur ses rails. C’est au Cambodge qu’est déployée la plus importante opération de l’ONU. Ce qui donne d’ailleurs lieu à des trafics et abus de toutes sortes. Le Cambodge fait toujours partie des pays les plus corrompus au monde. On y voit plus de Lexus, de Mercedès et de Land Rover étincelants que dans tout autre pays d’Asie. Une amie qui connaît bien ce milieu nous a parlé de certains «humanitaires» qui profitent d’un poste dans ce pays de misère pour se remplir les poches et se la couler douce. Malgré les millions de $ dépensés, le Cambodge a de la difficulté à s’en sortir. Et beaucoup de Cambodgiens sont défaitistes. « Vous savez, ils ont tué tous les intellectuels il y a 30 ans », nous a dit l’un d’entre eux, pour tenter d’expliquer pourquoi ils sont si démunis… Quelle tristesse de voir un pays brisé ainsi!

La torture documentée, à la prison de Tuol Sleng.



dimanche 25 juillet 2010

Apprendre à lire en visitant l’Asie


 Même si Marianne savait déjà lire lorsqu’on a quitté Montréal, il fallait qu’elle s’améliore en lisant le plus possible. En plus du matériel scolaire, des crayons à colorier et de quelques petits jouets, nous avions apporté des livres minces et des revues Pomme d’Api (Oh que c’était lourd, tout ça!). Mais Marianne est vite passée à travers, et ce n’était pas très stimulant de relire les mêmes histoires encore et encore. Dans les premiers pays que nous avons visités (Thaïlande, Népal, Birmanie), il était inutile de chercher des livres pour enfants en français. Mais au Vietnam, à cause de l’histoire coloniale, nous avons trouvé des librairies vendant des livres en français (à Hanoi, sur la rue Trang Tien, près du Centre culturel français, et à Saigon, librairie Fahasa, sur la rue Dong Khoi). Surtout à Saigon, la section française pour enfants était impressionnante. Nous avons fait le plein (même si c’était un peu cher pour notre budget). Puis, à la fin du voyage, à Kunming, en Chine, nous avons trouvé une super librairie (Mandarin Books, dans le quartier de l’université) qui vendait des livres de contes traditionnels chinois traduits en français, avec de superbes illustrations, pour environ 2$ chacun. Nous avons fait des provisions et en avons ramené en cadeau.

Nous avions tenté de visiter la bibliothèque du Centre culturel français à Hanoi, mais c’était fermé en raison de la fête du Têt. Une amie française que nous avons visitée à Phnom Penh nous a suggéré de visiter le Centre culturel français de cette ville. Il y avait une superbe bibliothèque, avec une vaste section pour enfants. On a même pu y voir un film pour enfants en français, un samedi matin. Au Laos, nous avons aussi visité deux Centres culturels français, à Vientiane (où il y avait aussi un café sympa) et à Luang Prabang (tout petit…). Les filles s’en donnaient à cœur joie dans les nouveaux livres. Vive la France (et leur passé colonialiste)!

Nous avons aussi rencontré à Kunming une famille française avec deux enfants, propriétaires d’un café. Nous avons sympathisé, et ils nous on prêté plusieurs livres et des revues J’aime lire que nous avons emportés pendant notre circuit d’un mois dans la province du Yunnan. Ces nouveautés ont été très appréciées par les filles.

Mais ça explique en partie pourquoi il est difficile de voyager léger avec des enfants, même lorsqu'ils n'ont plus besoin de poussette ou de couches...


Bonnes lectures au Centre culturel français de Phnom Penh


L’école itinérante



Marianne était en première année lorsque nous avons quitté Montréal pour entreprendre notre périple en Asie, en octobre 2009. Le programme scolaire et les cahiers d’exercice alourdissaient nos sacs à dos, mais étaient indispensables pour que notre fille poursuive son apprentissage scolaire, avec nous, ses parents, comme profs.

Nous avons de la chance : notre grande fille avait déjà appris à lire en maternelle et était un peu en avance sur son groupe en lecture, nous a dit son enseignant au moment du départ (ceci dit avec une grosse pointe de fierté maternelle). Mais il fallait tout de même bosser les maths, étoffer son vocabulaire et ne pas perdre l’habitude de faire les travaux scolaires régulièrement.

Jouer aux profs sur la route n’est pas de tout repos. Nous n’avons pas la même relation d’autorité avec notre propre enfant que peut l’avoir un enseignant. Nous ne maîtrisons pas non plus les techniques pédagogiques. Mais surtout, en voyage, notre emploi du temps change continuellement et nous n’avons pas de routine dans laquelle insérer la période des travaux scolaires. Marianne passait donc régulièrement plusieurs jours sans ouvrir ses cahiers, lorsque nous étions en déplacement ou en randonnée. En moyenne, j’évalue qu’elle travaillait trois ou quatre heures par semaine. Il y a eu quelques périodes difficiles au cours desquelles il fallait hausser le ton pour la convaincre de se concentrer sur ses devoirs. Pourquoi rester assise à se creuser les méninges quand il y a la plage à côté, ou des amis avec qui jouer, ou des montagnes à explorer? Pendant la deuxième moitié du voyage, heureusement, Marianne a compris qu’elle n’y échapperait pas et qu’il valait mieux se concentrer pour finir les devoirs au plus vite, pour ensuite aller s’amuser.   

Pour nous aider, nous avons eu la chance d’avoir le soutien du prof de Marianne, Claude Martel, au programme international de l’école Saint-Barthélemy. Il nous a donné du matériel avant le départ et nous étions en contact avec lui tout au cours du voyage. Marianne a même parlé à ses amis de la classe à quelques reprises avec Skype. La faible puissance des connexions Internet nous a cependant empêché de «Skyper» aussi souvent que nous l’aurions voulu. Nous avons répondu à quelques questions de ses amis de la classe par courriel et avons envoyé des photos à quelques reprises.

S’il avait fallu faire la classe à nos deux filles, ça aurait compliqué les choses. Émilie, 4 ans, voulait elle aussi faire des «devoirs», en voyant sa grande sœur occupée à des choses sérieuses. Comme «devoirs», elle a appris à tracer les lettres et les chiffres et a fait des petits jeux dans ses cahiers d’activités.

Marianne est retournée à l’école pour les six derniers jours de classe, en juin. Son prof a pu vérifier qu’elle n’avait pas pris de retard sur les autres élèves. En fait, il semble qu’elle ait plutôt pris de l’avance : sans le savoir, nous lui avons fait faire des exercices de 2e année! Il y aura peut-être tout de même quelques petits ajustements à faire l’an prochain, pour des sujets sur lesquels nous serons passés un peu trop rapidement.

Mais même si elle avait pris un peu de retard, je suis convaincue que le voyage a été pour Marianne – et pour Émilie! – une expérience infiniment plus riche qu’une année en classe (ceci dit même si je crois en l’importance de l’école…). Ce qu’elles ont appris va leur servir toute leur vie. Elles ont découvert d’autres façons de vivre, d’autres façons de penser, d’autres façons de manger, d’autres façons de se déplacer. Elles ont appris sur la géographie, l’histoire, la politique, l’art, les religions. Elles ont rencontré des gens de toutes les couleurs. Et surtout, j’espère qu’elles ont réalisé à quel point elles étaient privilégiées par rapport à tous ces gens pauvres et peu éduqués que l’on a croisés. 

Pas drôle quand les devoirs nous suivent en voyage...

En Birmanie (Lac Inle)

Au Népal (Pokhara)

Au Vietnam (Paradise Resort)

En Thaïlande (Ko Chang - encore plus difficile quand la plage est à deux pas...)

Au Laos (Luang Prabang - devoirs avec vue sur le Mekong)



mercredi 30 juin 2010

L'adieu au Vietnam

Nous avons terminé notre long séjour (deux mois!) au Vietnam par le Delta du Mekong, cette région à l'extrême sud du pays où le grand fleuve, qui prend sa source dans les glaciers de l'Himalaya, se jette dans la mer de Chine en empruntant de multiples ramifications.

La région est sillonnée de canaux utilisés par la population pour se déplacer. En fait, les gens vivent littéralement sur les canaux, dans des habitations sur pilotis ou dans des bateaux-maisons. Nous avons circulé en petits ou gros bateaux sur ces canaux, et avons visité les pittoresques marchés flottants de la région.

Les gens vivent sur pilotis au-dessus de l'eau...



...ou carrément dans l'eau, dans des bateaux-maisons.


Pour nous y rendre, nous avons pris un tour guidé depuis Saigon, avec 30 autres touristes. Sur place, on nous a menés d'une attraction touristique à l'autre, en troupeau, exactement le genre de tourisme que nous détestons habituellement. Nous n'étions pas fâchés lorsque le groupe est reparti, nous laissant dans la petite ville de Vinh Long avec nos bagages. Une fois le troupeau de touristes parti, nous étions les seuls étrangers en ville et avons profité d'une belle soirée au bord de l'eau, à regarder les familles de la place prendre le frais.

Balade en pirogue, à l'ombre des chapeaux coniques


Le serpent sorti pour les touristes.





Après trois jours dans le coin (Can Tho et Chau Doc), nous avons quitté le Vietnam en remontant le Mekong jusqu'à Phnom Penh, au Cambodge. Sur notre magnifique bateau de bois, nous avons passé le temps en jasant avec une gentille «mamie» française, qui a dessiné avec les filles. Le temps de quelques formalités frontalières et hop! nous avions changé de pays. Le responsable de la croisière nous avait laissé croire que nous aurions des emmerdes à la frontière parce que nous ne trouvions pas la fameuse «carte de sortie» qui nous avait été remise à notre arrivée au pays (Nous étions supposés garder ça deux mois? Aucune idée où ça s'est ramassé...). Finalement, ça nous a coûté un gros 12$ de plus pour que les Vietnamiens nous laissent sortir de chez eux. Heureusement que le visa pour le Cambodge était le moins cher de tous les pays que nous avons visités (60$ pour toute la famille, comparativement à 240$ pour le Vietnam!).

Après deux mois au Vietnam, nous n'étions pas fâchés de changer d'air. Nous y avons vu des endroits magnifiques, avons rencontré des gens intéressants, mais nous avons aussi eu le temps de découvrir certains travers de ce pays et de ses habitants, qui nous plaisaient moins (voir entre autres ce post et celui-ci , au sujet de la circulation). Notre séjour ne fut pas de tout repos, mais assurément enrichissant.


Marché flottant près de Can Tho

Viande? Poisson?

Ananas?
Fruits du dragon! Nos favoris!




Marianne et Émilie reçoivent ENCORE des cadeaux: feuilles de bananier tressées.




Marianne ne réussira pas à mordre dans ce jacquier avec ses dents en moins...                    Fleurs de lotus          

Exploratrices de la jungle


La scène la plus hilarante que nous ayons vue. Quand on prend ses animaux pour des enfants...


Nous avons quitté Chau Doc par ce curieux véhicule pour aller prendre le bateau


Belle rencontre sur le bateau vers le Cambodge

jeudi 24 juin 2010

Le sac à dos de fille


J'étais dans un grand magasin chic de Saigon, devant un comptoir de cosmétiques, avec dans la main un petit pot de crème à 60$, à me demander: vais-je vraiment payer l'équivalent de trois nuits d'hôtel pour un pot de ma crème de jour?

Avant d'aller plus loin, un avertissement: les lecteurs masculins trouveront peut-être ce texte futile et inintéressant. Il traite des vicissitudes du voyage sac au dos, avec un petit budget, pour une femme. Il évoque la difficulté de se contenter d'une garde-robe TRÈS restreinte pendant huit mois et de ne pouvoir compter sur nos petits pots de concoctions odorantes pour nous remonter le moral après une dure journée. Rien pour intéresser les hommes... Mais je sais que les lectrices vont comprendre et compatir avec moi.

J'ai limité mes effets personnels au maximum pour ce voyage. Quand on doit traîner une trousse à pharmacie de la grosseur d'une caisse de 12, des manuels scolaires, livres pour enfants, cahiers à colorier et autres crayons de couleurs qui font une pile de 10 centimètres de haut, un ordi, trois caméras et un sac plein de fils et de chargeurs, plus les vêtements et chaussures essentiels pour quatre personnes (chaussures de marche, de ville, sandales, impers, polars, etc.) dans deux sacs à dos et une petite valise de cabine, il ne reste pas beaucoup de place pour la coquetterie. (Et j'en oublie: un moustiquaire de lit, un jeu de Uno, des serviettes de voyage, des lampes de poche, une corde à linge, etc.). Ça ne laisse pas non plus beaucoup de place pour les souvenirs, ce qui explique que nous avons renvoyé à Montréal par la poste cinq colis, plus un gros sac parti avec ma belle-soeur, venue passer les vacances de Noël avec nous en Thaïlande.

Au départ, j'avais dans mon sac deux robes, deux pantalons, deux jupes, cinq hauts, une chemise, plus des vêtements chauds dont nous avons eu besoin au Népal, dans le nord du Vietnam et dans le nord du Yunnan, en Chine. En bonne voyageuse, je n'avais pas apporté de jeans: c'est lourd, ça se lave difficilement à la main, ça prend une éternité à sécher... Puis, à Katmandou, alors qu'il faisait entre 10 et 15 degrés, je n'en pouvais plus de me promener en ville en pantalons de plein air. Alors je me suis achetée des jeans népalais (que j'ai ensuite renvoyés dans un colis lorsqu'il s'est mis à faire 40 degrés, dans le sud du Vietnam). Je me suis acheté d'autres nouveaux vêtements en cours de route, mais en ai renvoyé la même quantité à Montréal (tout comme Marco et les filles). Au moins, il y a eu une certaine rotation, on n'a pas eu la même chose sur le dos pendant tout le voyage...

Pour les produits de beauté, j'ai apporté des petits formats que je remplace en cours de route – je ne suis pas une SI grande consommatrice de produits de beauté, tout de même. Mais j'avais apporté un gros pot de ma crème hydratante avec écran solaire, celle à qui je fais confiance depuis des années pour protéger ma peau de rousse. Elle a quand même duré six mois – et elle aurait fait plus longtemps si mon chum n'en avait pas utilisé en cachette... Mais une fois arrivée au fond du pot, j'ai évalué les options: faire exploser le budget en rachetant la même crème, ou trouver une alternative. Le problème, c'est que dans toute l'Asie, la majorité des crèmes hydratantes – surtout les moins chères - contiennent des agents de blanchiment. J'avais fait un texte à ce sujet en Thaïlande pour Protégez-Vous ; c'est la même chose au Vietnam, où les gens ont pourtant la peau beaucoup plus claire. Je ne veux pas de crème qui blanchit la peau. Dans le supermarché où j'ai d'abord cherché, il n'y avait pas une seule crème sans produit blanchissant. Alors, ne me restait plus qu'à acheter la crème à 60$? Non, j'ai résisté, et après bien des recherches, me suis rabattue sur une lotion solaire pour le visage, à 8$.

De toute façon, pas nécessaire de dépenser une fortune en cosmétiques: ma peau n'a jamais été aussi belle que pendant ce voyage. Est-ce que le stress du 9 à 5 et le froid de Montréal étaient particulièrement mauvais pour ma peau? Ou est-ce que, en voyage, la chaleur et l'absence d'horaire ont un effet bénéfique? On verra au retour si j'ai encore besoin de crème à 60$ - et surtout si j'ai encore les moyens de me la payer...  

Des activités bonnes pour le teint:


Vélo dans les rizières à Tam Coc, au Vietnam


Sieste sur une jonque dans la baie d'Along


Château de sable à Paradise Resort, dans le sud du Vietnam


Kayak de mer à Paradise Resort